Dans la même rubrique :
La Fête de Soyécourt (archives)
La fête locale 2006 a fait un tabac (archive)
Venez participer au Circuit Découverte du dimanche 17 septembre 2006
Fête de Soyécourt le 2 juillet 2006 (archive)
Téléthon 2005 (archive)
Arbre de Noël 2005 (archive)
La Fête de Soyécourt le 30 juin et 1er juillet 2007 (archive)
Fête locale les 2 et 3 juillet 2005 (archive)
Repas du troisième âge en 2006 (archive)
Fête de Soyécourt le 2 et 3 juillet 2011 (archives)

Thèmes abordés :

Fêtes
Un dimanche en fête
Le Club des Belles Bielles fête sa naissance
Soyécourt dans le bulletin "Matra Passion"
Le quatriéme rassemblement, même le soleil était présent ! Un échantillon des photos du site B.B.S et un échantillon de la veille !
Un baptême réussi !

Auteur :

Denis Robit
Ancien Maire adjoint honoraire
Ancien chef de corps du CPI


Commémoration du 11 novembre 2009 (archive)
11 novembre 1918 ... 11 novembre 2009 ... 91 ans et plus d’un million de morts.

91 ans que l’armistice m’était fin à une horrible guerre, et aujourd’hui c’est pour nous souvenir que nous nous retrouvons au pied de ce monument pour rendre hommage à ceux qui ont perdu leur vie au cours de ces horribles batailles.

Ces monuments sur lesquels sont inscrits le nom de nos soldats, habitants de leur commune, morts quelque part sur le champ de bataille... Pourquoi ?

Il y de cela déjà bien longtemps et on est tellement habitué à passer devant que l’on n’y prête même plus attention, et pourtant c’est là que sont inscrit dans la pierre, de façon indélébile, le nom de nos nos morts au combat. Il y a ceux de notre village bien sur, mais est-ce-que nous pensons aussi aux morts des régiments qui sont inscrits sur ce monument en combattant sur notre sol de Soyécourt.

Nous avons chez nous le bois du souvenir (Bois de Wallieux) mis en valeur par le souvenir Français. Si vous pouvez faire une petite visite un jour quand les feuilles commencent à tomber avec une pluie fine, laissez vous envahir par le souvenir cette terre encore vierge de l’époque que vous foulez sous vos pieds et là vous y verrez, par la pensée : un jeune soldat dans une tranchée les pieds dans la boue écrivant une lettre chez lui, au moment où, un obus explose pas très loin et le blesse mortellement, il sent le sang couler sous ses vêtements, du sang comme des milliers ont arrosé nos plaines, et laissant tomber sa lettre, d’appeler la personne à qui il l’écrivait : Maman.

Ce jeune soldat, c’était peut-être Jean DIEVAL ou Jules THILLIEZ ou encore un de ceux, trop nombreux, qui sont morts pendant l’été 1916 à Soyécourt.

Oui c’est pour cela qu’il est bon que le souvenir de ces atrocités soit renouvelé par ceux (les plus âgés) qui perpétuent le souvenir à ceux (les plus jeunes) qui construisent l’avenir. Peut-être, aussi, ceux qui n’ont pas pensé être avec nous aujourd’hui, l’on t-il oublié ?

Contrairement à l’habitude je vais énumérer le nom de ces morts inscrits sur notre monument en donnant le lieu et la date de leur mort ; chacun écoutera en silence et en méditant sur le pourquoi et le pour qui.

Nous clôturerons par un instant de recueillement.


- Boitel Vincent, 409ème Régiment d’Infanterie, mort pour la France le 6 juin 1918 à Veuilly la Poterie (Aisne) à l’âge de 28 ans.
- Basset Richard, 67ème Régiment d’Infanterie, mort pour la France le 3 mai 1917 à la ferme de Foidemont à Braye en Launois (Aisne) à l’âge de 28 ans.
- Demarquay Gontran 51ème Régiment d’Infanterie, mort pour la France le 10 décembre 1914 mort à l’hopital Lamotte Beuvrond (Cher) à l’âge de 23 ans.
- Duquesne Alphonse, 112ème Régiment d’Infanterie, mort pour la France 20 aout 1917 à Samogneux (Meuse) à l’âge de 20 ans.
- Fontaine Georges, 120ème Régiment d’Infanterie, mort pour la France le 16 septembre 1914 à Binanille au bois de la Guerie (Marne) à l’âge de 22 ans.
- Lupart Narcisse, 320ème Régiment d’infanterie, mort pour la France le 6 juin 1916 au bois de Vaux Verdun à l’âge de 32 ans.
- Moilet Emile, 120ème Régiment d’Infanterie, mort pout la France le 3 octobre 1914 au bois de la Genesie (Marne) à l’âge de 24 ans.
- Persent Gratien, 320ème Régiment d’Infanterie, mort pour la France le 29 aout 1918 mort dans l’ambulance à Neuilly Saint Front à l’âge de 21 ans.
- Poussin Elie, 16ème Régiment Territorial d’Infanterie, mort pour la France 11 novembre 1914 à Lamboudzy Belgique à l’âge de 40 ans.

Ainsi que les morts de la guerre 1939-1945 Maille Joseph, Dournel Jean et Adrien Persent.

En y assoçiant les victimes civiles : Boitel René, Houssart Elie, Bazin Berthe, Boulanger Alina, Eteve Florantine, Gosset Octavie et Boitel Ernest

Le traditionnel vin d’honneur à la salle polyvalente conclut cette matinée en présence d’une cinquentaine de personnes du village.


Mise en ligne : vendredi 20 novembre 2009, par Denis Robit


Forum de l'article